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Dernière mise à jour le
15 Juin 2017

Bref historique

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Les racines du Yi Quan

Au cours des siècles, l'art du Kung Fu Wushu se perpétue et c'est seulement au milieu du 19ème siècle qu'il se modifie sous l'impulsion de Guo Yun Shen.

Dès le 12ème siècle, à l'époque du général Yue Fei, selon les régions de la Chine, on retrouve le principe du YI QUAN (« La voie de l'harmonie du corps et de l'esprit ») dans différentes pratiques :

  • XIN YI BA (maîtriser le cœur et l'intention)
  • XIN YI QUAN (la voie de l’harmonie du coeur et de l’intention)
  • SHI DA XING (les dix grandes formes)
  • XIN YI LIU HE QUAN (la voie de l'harmonie du coeur, de l'intention et de six coordinations),
  • LIU HE BA FA QUAN (la voie de l'harmonie de 6 coordinations et de 8 méthodes),
  • XING YI QUAN (la voie de l'harmonie de la forme et de l'intention)
puis enfin :
  • YI QUAN

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Xin Yi Ba
Xin Yi Quan

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Shi Da Xing
Xin Yi Liu He Quan

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Liu He Ba Fa Quan
Xing Yi Quan

Guo Yun Shen était surnommé « la Paume Divine ».
Il fut le plus grand expert de son époque (19ème siècle) en Xing Yi Quan.
Il insiste sur les postures et supprime pour ses meilleurs élèves la pratique des formes ou Tao Lu, puis transmet son art à Wang Xiang Zhaï, son disciple préféré.

maitre guo shen dans son ecole (assis à droite)
Guo Yun Shen (assis à droite)

Wang Xiang Zhai
La formation de base de Wang Xiang Zhai

 

Maître Guo enseignait à la majorité de ses élèves le Xing Yi Quan avec des enchaînements et l’imitation des animaux. En revanche, à ses disciples, il divulguait un travail basé sur les postures. Le jeune Wang a bénéficié de cette transmission.

Dès 1918, il entreprit un long apprentissage à travers la Chine du nord et du sud pour parfaire son Kung Fu Wushu.
Wang Xiang Zhai 1885-1963

Investir dans la défaite

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Comme tous les grands combattants, il a comparé ses techniques avec celles d’autres maîtres. Il a rencontré un très grand nombre de représentants des diverses écoles du Wushu chinois, qu’il a battus.


Mais lors de son séjour au monastère de Shaolin, il perd six rencontres sur dix contre le Bonze Heng Ling qui pratiquait le Xin Yi Ba (techniques traditionnelles de Wushu réservées à quelques initiés à l'intérieur du temple. Selon Maître Yao, le dernier véritable expert de cet art s'est éteint en 1981).
Dans le sud, il est défait dix fois sur dix par Jie Tie Fu, expert en Xin Yi Quan.
Contre Fang Qia Zhuang, expert de la « grue blanche » et aussi du Xin Yi Quan, il s’incline cinq fois sur dix.

Dans la région de Xian, il s'entraine aussi avec Liu Peixian, fameux pour la rapidité de ses coups de pieds.


Pour autant, avec chacun de ces maîtres, il apprend l’essence de leur art.

la Grue Blanche

Il confirme sa formation avec des experts de Taï Ji Quan et en Ba Gua Quan.

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Poussée de mains de Taï Ji style Yang
Poussée de mains de Taï Ji style Chen
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Poussée de mains de Taï Ji style Wu Poussée de mains de Ba Gua Quan

 

Le Yi Quan

 

Il a conclu que les pratiquants de Wushu chinois, en général, mettaient en avant des mouvements répétés mécaniquement et négligeaient le fond. Il décide alors de supprimer les formes d’imitation superficielle et renoue avec les origines du travail postural. Vers 1925, il change le nom de « Xing » (forme) et le remplace par « Yi » (intention) et prend la dénomination Yi Quan.
Un de ses meilleurs élèves, Zhao Dao Xin, gagne en 1928 le premier championnat de Chine de Wushu en combat.
Au milieu des années trente, il reconnaît Wu Yi Hui du Liu He Ba Fa Quan comme l’un des meilleurs combattants qu’il a rencontrés.
A ce moment-là, il rencontre des représentants de judo et de lutte. Il a également des contacts avec des pratiquants de boxe anglaise qui ont influencé son art

La mise en place du système pédagogique

 

En 1935, accompagné par quatre de ses élèves, il met en place ce qui reste globalement encore valable de nos jours, la méthode pédagogique d’enseignement du Yi Quan.

La deuxième génération

 

Yao-livre.jpgSon successeur, Yao Zongxun (1917-1985), a beaucoup contribué à la vulgarisation de cet art martial.
Il a cherché à expliquer le Yi Quan en accompagnement de concepts en philosophie orientale avec des explications basées sur la recherche scientifique, la physiologie et la psychologie. La boxe anglaise a aussi influencé son évolution martiale.
Le « Tui Shou » actuel lui doit son affinement technique.
Pédagogiquement, il a mis en place une méthode analytique. Il a décomposé la posture, le « Shi Li » et le « Fa Li » en différentes étapes et en enseignant les directions de force les unes après les autres. Les bases du Yi Quan sont compréhensibles plus facilement.
Il a proposé l’utilisation des protections, ce qui a permis aux combattants de mieux s’exprimer mais aussi de se protéger.
Il a appliqué ses conclusions sur la concentration et les types de contraction musculaire à d’autres sports, comme le tir.

 

 

 

La troisième génération

 

Son meilleur élève est Cui Ruibin qui a pratiqué avec Maître Yao, entre 1972 et 1985. Maître Cui a commencé à pratiquer le Yi Quan avec Li Yong Liang en 1968. Il a également pratiqué la lutte mongole, le Dong Beï et le Xingyi. Depuis 1997, il a ouvert l’Institut de Yi Quan de Pékin où notre Académie se déplace avec des stagiaires tous les ans.

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Cui Ruibin et Maître Yao Les stagiaires de l'Académie en juillet 2007 chez Maître Cui


 
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